LA VILLE DES MILLES

La plupart des Malagasy ne s’attardent généralement pas longtemps à Antananarivo, car la ville est bruyante et encombrée. Mais nous, on a décidé de voir l’autre facette d’Antananarivo.

Une petite leçon d’histoire ne fera de mal à personne :

C’est durant le règne du Roi Andrianjaka que la ville reçut son nom « Cité des mille » en référence aux milliers de soldats qui gardaient la ville au temps du roi Andrianjaka. La colline du palais est la colline historique des habitants de Tana. C’est là que les rois Merina ont bâti leur forteresse. Comme vous le savez probablement, Madagascar était divisée en plusieurs royaumes en fonction des ethnies.

 

On a débuté notre circuit à Ambatonakanga aussi connu sous le nom de la rue de tailleur vers 9 h 15 :

AMBATONAKANGA ou « Au rocher des pintades, avant elle servait de terrains de cultures (patates, manioc…). Plus tard un quartier de bijoutier.

Après, c’est un quartier qui a un patrimoine :

LA TEMPLE D’AMBATONAKANGA édifié en l’honneur des martyrs chrétiens sous le règne de Ranavalona I.

C’est le lieu d’emprisonnement de Rasalama, première Martyre Malagasy. Conçu avec un style normand, il était également le premier cathédral en pierre de la capitale.(Pour information La première cathédral à Madagascar c’est celle de Sainte Marie)

À l’ouest du temple, il y a les cimetières britanniques où se trouve le tombeau de James Cameroun (l’artisan du revêtement de pierre du Palais de la Reine et du creusement du lac Anosy). Derrière le temple, se trouve la deuxième École Normale Faculté de la Théologie protestante .

On a continué notre route vers Ambatovinaky qui mène jusqu’à Imarivolanitra.

IMARIVOLANITRA : nom du quartier à côté d’Andohalo qui signifie « Près de la Paradis ».

En second lieu la Cathédrale Catholique d’Andohalo, ou cathédrale de l’Immaculée Conception. Incontournable quand vous passez du côté d’Andohalo et de la haute ville.

Elle est maintenant doublée d’une gigantesque statue de la Vierge Marie avec une vue sur le lac Anosy.

Une légende urbaine raconte qu’il a dessiné le contour du lac en forme de cœur parce qu’il éprouvait des sentiments pour la Reine. Une statue représentant un Ange a été donnée par la France en mémoire des soldats morts pendant la Première Guerre mondiale.

 

Vers 11 h 30, on a pris un escalier qui mène à Faravohitra.

Faravohitra , un « vieux » quartier de Tana, situé entre Ambondrona et Ambohijatovo-Ambony. Il abrite des maisons anciennes dont l’architecture originale frappe dès le premier regard.

En termes de fréquentation les escaliers jumeaux d’Antaninarenina et d’Ambondrona sont a priori les plus utilisés de toute la ville, car des milliers de personnes les empruntent chaque jour pour aller travailler, étudier, faire les courses (pour les Malgaches ou étrangers) ou juste pour circuler. Les deux permettent de rejoindre Analakely, l’un étant à l’ouest l’autre à l’est.

En descendant, on a traversé les marchandes des fruits et légumes à Analakely pour rejoindre l’escalier d’Antaninarenina (escalier de la Reine Ranavalona 1re) .

 

Arrivé au sommet d’Antaninarenina, se trouve quartier administratif et bancaire, mais aussi touristique avec l’architecture emblématique de la période coloniale française du pays sur les bâtiments.

On trouve aussi des rues commerciales avec ses nombreuses bijouteries et les grands hôtels et restaurants d’Antananarivo à proximité comme le Louvre ou Colbert. On y trouve aussi le palais présidentiel d’Ambohitsirohitra et la célèbre statue du premier président malgache Philibert Tsiranana de 1959 à 1972.

On a fini notre circuit à Ambatonakanga vers 12 h 30.

Il ne vous reste plus qu’à visiter Antananarivo pour découvrir l’authenticité de la capitale, de son charme si pittoresque qui a fait que l’on ait toujours envie de gravir les marches qu’importe son nombre.

 Pour vous dire que même si vous habitez à Antananarivo , il y a quand même beaucoup de chose à visiter et à apprendre sur la ville des milles.